Ils sont trois sur scène : Juliette, Roméo et Sœur Laurence, ici narratrice.
Cette relecture de Roméo et Juliette propose une forme resserrée, au plus près des tensions du récit.
L’histoire se dépouille pour ne garder que ce qui agit : les élans, les contraintes, les choix.
Les corps prennent en charge ce qui se joue.
La danse devient langage, tandis que le slam fait entendre ce qui ne peut se dire — ce que les corps taisent, ce que les familles imposent.
Sœur Laurence traverse l’histoire.
Elle accompagne, relie, éclaire.
Elle est le fil qui guide la chute.
La musique de Fabrice Aboulker soutient cette traversée.
La mise en scène et la chorégraphie de Tamara Fernando et Matthew Totaro vont au plus près des corps, dans une écriture physique et directe.
Plus qu’un récit, la pièce propose une expérience : celle d’un amour qui se heurte, se cherche, et tente, malgré tout, d’exister.